Bursite Trochantérienne
La bursite trochantérienne est une inflammation de la bourse séreuse située au niveau du grand trochanter du fémur (la partie externe de la hanche). Cette bourse a pour rôle de réduire la friction entre les tendons, les muscles et les os. Lorsqu’elle devient enflammée, cela entraîne une douleur localisée sur la face latérale de la hanche, souvent exacerbée par certains mouvements de flexion, d’extension ou de rotation de la hanche.


Les causes fréquentes chez les sportifs ?
La bursite trochantérienne peut survenir suite à plusieurs facteurs liés à la surutilisation et à la biomécanique. Les mouvements répétitifs de flexion et d’extension de la hanche, fréquents lors de la course à pied ou du cyclisme, sollicitent fortement la bourse trochantérienne. Une mauvaise biomécanique de la hanche ou du bassin, comme une malposition de la tête fémorale, peut aggraver les contraintes sur la bourse. Les changements brusques d’intensité d’entraînement, surtout pour les activités nécessitant de grandes amplitudes de mouvement, augmentent également le risque. Par ailleurs, un syndrome de la bandelette ilio-tibiale qui frotte contre le grand trochanter peut contribuer à l’irritation et à l’inflammation de la bourse.
Manque de récupération ou nutrition inadaptée

« Commence par du repos et des étirements ciblés. La clé est de ne pas ignorer la douleur et de traiter la cause sous-jacente pour éviter que cela devienne chronique. »

Lucas
Symptômes & Diagnostic rapide
La bursite trochantérienne se manifeste par une douleur localisée à l’extérieur de la hanche, juste au-dessus du grand trochanter, pouvant s’irradier sur le côté de la cuisse ou dans la fesse. La douleur s’aggrave lors de mouvements comme la montée des escaliers, la course, les squats ou après une position assise prolongée. Une raideur de la hanche est souvent présente après une période de repos, et la zone du grand trochanter peut être particulièrement sensible au toucher, rendant parfois difficile de dormir sur le côté affecté.

Ces symptômes doivent inciter à consulter un professionnel de santé pour confirmer le diagnostic et mettre en place une prise en charge adaptée.
QUE FAIRE IMMEDIATEMENT ?
Pour soulager une bursite trochantérienne, il est important d’adopter un repos relatif, en limitant les mouvements qui aggravent la douleur, comme les montée d’escaliers. L’application de glace pendant 15 à 20 minutes peut aider à réduire l’inflammation. Les étirements légers des muscles de la hanche, notamment des abducteurs et des muscles autour du grand trochanter, permettent de relâcher les tensions. Parallèlement, le renforcement musculaire des abducteurs et des fessiers contribue à améliorer la stabilité de la hanche et à prévenir les récidives.
PREVENTION
Renforcement musculaire des muscles de la hanche pour mieux stabiliser l’articulation
Étirements réguliers et travail de mobilité de la hanche pour éviter la tension excessive sur la bourse
Adopter des techniques de course appropriées, en particulier en ajustant les mouvements de la hanche et la posture du pied
Éviter les changements brusques d’intensité d’entraînement ou les surcharges sur les membres inférieurs
Utiliser des chaussures adaptées qui offrent un bon amorti et soutien à la posture
La performance commence par la prévention
Pour prévenir la bursite trochantérienne, combine renforcement, mobilité, technique adaptée et équipement approprié.
Références scientifiques
Chez ATHLEOS, chaque article s’appuie sur des sources fiables et des études scientifiques récentes. Tu peux consulter ci-dessous la liste complète des références utilisées pour approfondir les notions abordées.
(cliquer pour dérouler les références📚)
📚 Source : Lewis J, McPherson S, Healy S, et al. The effectiveness of corticosteroid injections in the treatment of greater trochanteric pain syndrome: A systematic review. J Orthop Surg (Hong Kong). 2018;26(1):2309499017740659.
📚 Source : Zhao J, Wang Y, Li M, et al. A systematic review and meta-analysis of the effectiveness of injections for greater trochanteric pain syndrome. J Orthop Surg Res. 2016;11:148.