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Catégorie : Atlas des blessures

Découvrez les blessures sportives les plus fréquentes, analysées en détail : causes, symptômes, traitements et prévention. Des fiches simples et claires, issues de l’expérience terrain et des données scientifiques.

  • Blessure du Ligament Croisé Antérieur (LCA)

    Ligament Croisé Antérieur


    Le ligament croisé antérieur (LCA) est un ligament situé au centre du genou. Il relie le fémur au tibia et joue un rôle majeur dans la stabilité du genou, notamment lors des mouvements de pivot, d’arrêt brusque ou de changement de direction. Cette blessure s’accompagne fréquemment de la « triade malheureuse », qui associe une rupture du LCA, une atteinte du ligament collatéral médial (LCM), et une lésion du ménisque médial.

    📚 Source : Sepúlveda, Fernando et al. “Anterior Cruciate Ligament Injury: Return to Play, Function and Long-Term Considerations.” Current sports medicine reports vol. 16,3 (2017): 172-178. doi:10.1249/JSR.0000000000000356


    Mouvement de pivot sans contact direct (ex. : changement de direction en course)

    Atterrissage d’un saut avec genou en valgus (vers l’intérieur)

    Fatigue musculaire, technique inappropriée

    Antécédents de blessures ou déséquilibres musculaires

    📚 Source : Alicia M. Montalvo et al. « Anterior Cruciate Ligament Injury Risk in Sport: A Systematic Review and Meta-Analysis of Injury Incidence by Sex and Sport Classification.. » Journal of athletic training, 54 5 (2019): 472-482 . https://doi.org/10.4085/1062-6050-407-16.


    Sensation de « craquement » ou de déchirure au moment de la blessure

    Gonflement rapide du genou (dans les heures qui suivent)

    Douleur variable selon la gravité

    Instabilité, sensation que le genou « lâche »

    Difficulté à reprendre l’activité physique immédiatement

    📚 Source : Joshua T. Bram et al. « Anterior Cruciate Ligament Injury Incidence in Adolescent Athletes: A Systematic Review and Meta-analysis. » The American Journal of Sports Medicine, 49 (2020): 1962 – 1972. https://doi.org/10.1177/0363546520959619.


    Tu peux tester certains signes en auto-évaluation :

    Ressens-tu une instabilité au genou ?

    Descente d’un escalier ou d’un step : est-ce que ton genou semble « dévier » ?

    Sensations d’insécurité lors d’un mouvement brusque ?

    Ces sensations peuvent être compatible avec une suspicion d’atteinte ligamentaire. Un diagnostic par un professionnel de santé est recommandé.


    Arrêter l’activité immédiatement.

    Glacer le genou pendant 15-20 minutes toutes les 2-3 heures.

    Surélever la jambe et éviter de poser le poids dessus.

    Consulter un professionnel (médecin du sport, kiné) pour un diagnostic et une imagerie (IRM).

    📚 Source : van Grinsven S, et al. Evidence-based rehabilitation following anterior cruciate ligament reconstruction. Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc. 2010;18(8):1128–1144.


    Intégrer un programme de renforcement neuromusculaire : ischio-jambiers, fessiers, tronc

    Travailler les appuis, la proprioception et la technique de saut/atterrissage

    Bien s’échauffer et intégrer des exercices pliométriques progressifs

    Ne pas négliger les phases de récupération (sommeil, nutrition, hydratation)

    📚 Source : K. Webster et al. « Meta‐analysis of meta‐analyses of anterior cruciate ligament injury reduction training programs. » Journal of Orthopaedic Research®, 36 (2018). https://doi.org/10.1002/jor.24043.


    « La meilleure stratégie de performance, c’est la continuité d’entraînement sans blessure. Prévenir vaut toujours mieux que réparer. Intègre 2 fois/semaine un travail de stabilité et de gainage dynamique pour réduire drastiquement ton risque de blessure. »

  • Tendinopathie Patellaire

    Tendinopathie Patellaire


    La tendinopathie patellaire est une pathologie dégénérative du tendon rotulien (entre la rotule et le tibia). Elle est liée à un stress mécanique répété, notamment par des mouvements de sauts, d’accroupissements ou d’impacts.

    Ce n’est pas une simple inflammation (le terme « tendinite » est dépassé), mais un processus de dysfonction et micro-déchirures du tendon.

    Les 4 stades de la tendinopathie patellaire :

    1. Douleur après effort seulement
    2. Douleur pendant et après l’activité
    3. Douleur persistante limitant la performance
    4. Rupture partielle ou complète (rare mais grave)

    📚 Source : Sprague, Andrew L et al. “Modifiable risk factors for patellar tendinopathy in athletes: a systematic review and meta-analysis.” British journal of sports medicine vol. 52,24 (2018): 1575-1585. doi:10.1136/bjsports-2017-099000


    Excès de sollicitations excentriques (sauts, pliométrie, squat, sprint)

    Augmentation trop rapide des charges ou du volume d’entraînement

    Faible contrôle excentrique des quadriceps

    Faiblesse ou retard de contraction des fessiers

    Manque de récupération ou nutrition inadaptée

    📚 Source : Sebastiano Nutarelli et al. « Epidemiology of Patellar Tendinopathy in Athletes and the General Population: A Systematic Review and Meta-analysis. » Orthopaedic Journal of Sports Medicine, 11 (2023). https://doi.org/10.1177/23259671231173659.


    Tu ressens une douleur juste en dessous de la rotule, bien localisée?

    Une douleur apparait à la poussée ? (saut, squat, montée d’escaliers)

    Au toucher du tendon rotulien une douleur est présente.

    Douleur au démarrage de l’effort, qui s’atténue parfois à chaud mais revient après

    Raideur ou échauffement au tendon après repos

    📚 Source : H. V. D. Worp et al. « Jumper’s Knee or Lander’s Knee? A Systematic Review of the Relation between Jump Biomechanics and Patellar Tendinopathy. » International Journal of Sports Medicine, 35 (2014): 714 – 722. https://doi.org/10.1055/s-0033-1358674.


    Ressens-tu une douleur localisée sous la rotule en sautant ou en faisant des squats ?

    Le test « decline squat » (squat sur plan incliné à 25°) reproduit-il la douleur ?

    Appuie sur le tendon rotulien à froid : douleur vive et bien ciblée ?

    2 à 3 réponses positives, ces symptomes peuvent être compatible avec unetendinopathie patellaire, un avis médical est conseillé.


    Réduire le volume d’entraînement (surtout sauts, squats, charges lourdes)

    Pas d’arrêt total si possible, mais adapter (cyclisme, gainage actif, etc.)

    Automassage des quadriceps et étirement doux

    Glace post-effort si gonflement

    Commencer un travail de renforcement excentrique du tendon (sous encadrement)

    📚 Source : Visnes H, Bahr R. Training volume and body composition as risk factors for developing jumper’s knee among young elite volleyball players. Scand J Med Sci Sports. 2013;23(5):607–613.


    Intégrer du travail excentrique contrôlé (type squat unipodal lent, squat sur plan incliné)

    Renforcer la chaîne postérieure (fessiers, ischios)

    Améliorer la technique de réception et de poussée

    Ne pas négliger les phases de récupération (sommeil, nutrition, hydratation)

    Planifier les cycles d’entraînement (éviter la surcharge chronique)

    📚 Source : Malliaras P, Barton CJ, Reeves ND, Langberg H. Achilles and patellar tendinopathy loading programmes: a systematic review comparing clinical outcomes and identifying potential mechanisms for effectiveness. Sports Med. 2013;43(4):267–286.


    « Le tendon rotulien est comme un ressort : il aime la charge, mais pas l’excès brutal. Le secret, c’est la progressivité + le contrôle du mouvement. Travaille lentement pour sauter fort. »

  • Syndrome de la Bandelette Ilio-Tibiale

    Syndrome de la Bandelette Ilio-Tibiale (Essuie-Glace)


    Aussi appelé syndrome de l’essuie-glace, cette pathologie correspond à une inflammation ou irritation de la bandelette ilio-tibiale (ou tractus ilio-tibial), un fascia fibreux qui s’étend du bassin jusqu’au tibia, en passant sur le côté du genou.

    Lors de certains mouvements répétés (comme la course), cette bandelette frotte contre le condyle fémoral latéral, créant une douleur et une inflammation caractéristiques.

    Ce n’est pas une blessure intra-articulaire, mais extra-articulaire et mécanique.

    📚 Source : M. P. Worp et al. « Iliotibial Band Syndrome in Runners. » Sports Medicine, 42 (2012): 969-992. https://doi.org/10.1007/BF03262306.


    Volume d’entraînement trop élevé ou augmentation trop rapide

    Faible force des muscles fessiers (moyen fessier, TFL)

    Déséquilibres biomécaniques (valgus dynamique, bassin instable)

    Mauvaise technique de course ou vélo mal réglé

    Chaussures inadaptées ou terrain incliné (course en dévers)

    📚 Source : Eric Foch et al. « Lower extremity kinematics during running and hip abductor strength in iliotibial band syndrome: A systematic review and meta-analysis.. » Gait & posture, 101 (2023): 73-81 . https://doi.org/10.1016/j.gaitpost.2023.02.001.


    Douleur latérale du genou, bien localisée (pas dans l’articulation)

    Douleur pendant ou après la course, surtout en descente ou longue distance

    Parfois claquement ou frottement perçu sur la face externe

    Douleur à la pression du condyle fémoral latéral

    Gêne importante en course, mais aucune douleur au repos

    📚 Source :M. Louw et al. « The biomechanical variables involved in the aetiology of iliotibial band syndrome in distance runners – A systematic review of the literature.. » Physical therapy in sport : official journal of the Association of Chartered Physiotherapists in Sports Medicine, 15 1 (2014): 64-75 . https://doi.org/10.1016/j.ptsp.2013.07.002.


    Douleur quand tu appuies avec le doigt sur la partie externe du genou ?

    Augmentation de la douleur à la descente des escaliers ou en descente en course ?

    Effectue le test de Noble (pression sur la bandelette pendant une flexion active du genou) → douleur typique vers 30° à 45° de flexion

    Si ces symptômes déclenchent ta douleur alors cela peut etre compatible avec un syndrome de la bandelette ilio tibiale.


    Réduire ou stopper temporairement l’activité douloureuse

    Glace 15 minutes après l’entraînement

    Automassages (foam roller) sur la bandelette, le tenseur du fascia et le moyen fessier

    Étirement léger du TFL et du fessier

    Reprise progressive en travaillant la technique et le renforcement


    Renforcement du moyen fessier, TFL et gainage latéral (ex : planche latérale dynamique, pont unilatéral)

    Travail de stabilité du bassin et des appuis

    Vérification et réglage précis du vélo pour les cyclistes

    Alterner les terrains (éviter les routes inclinées en dévers)

    Ne pas augmenter brutalement les volumes d’entraînement (règle des 10%)


    « Ce n’est pas le genou qui est trop faible, c’est souvent la hanche qui ne contrôle pas assez. Si tu veux continuer à courir sans douleur, pense stabilité latérale + technique avant d’augmenter les kilomètres. »

  • Lésion méniscale

    Lésion Méniscale


    Les ménisques sont deux structures en forme de croissant (interne et externe) situées entre le fémur et le tibia. Ils agissent comme des amortisseurs, stabilisateurs et protecteurs du cartilage articulaire.

    Une lésion méniscale est une fissure ou une déchirure du ménisque, souvent provoquée par un mouvement de torsion ou de compression du genou.

    Les principaux types de déchirures méniscales :

    • Déchirure longitudinale (parallèle au bord externe)
    • Déchirure en anse de seau (la plus instable)
    • Déchirure radiale (perpendiculaire à la courbure)
    • Déchirure horizontale
    • Lésion complexe (plusieurs types combinés)
    • Lésion dégénérative (souvent chez les plus de 40 ans, mais pas exclusivement !)

    📚 Source : Li, Juntan et al. “Comparison of Arthroscopic Partial Meniscectomy to Physical Therapy following Degenerative Meniscus Tears: A Systematic Review and Meta-analysis.” BioMed research international vol. 2020 1709415. 3 Mar. 2020, doi:10.1155/2020/1709415


    Mouvements de torsion du genou en charge

    Sauts mal contrôlés ou changement de direction rapide

    Chocs directs ou appuis mal maîtrisés

    Fatigue musculaire ou technique imparfaite

    Antécédents de blessure du LCA (les deux sont souvent associés)

    📚 Source : B. Snoeker et al. « Risk factors for meniscal tears: a systematic review including meta-analysis.. » The Journal of orthopaedic and sports physical therapy, 43 6 (2013): 352-67 . https://doi.org/10.2519/jospt.2013.4295.


    Douleur localisée sur l’interligne articulaire (interne ou externe)

    Sensation de blocage, de claquement ou de pincement

    Gonflement léger ou modéré du genou

    Gêne lors de la flexion complète ou accroupissement

    Instabilité ou perte de confiance dans certains mouvements (squat, pivot)

    📚 Source : I. Ahmed et al. « The meniscal tear outcome (METRO) review: A systematic review summarising the clinical course and outcomes of patients with a meniscal tear.. » The Knee, 38 (2022): 117-131 . https://doi.org/10.1016/j.knee.2022.07.002.


    As-tu mal lorsque tu tournes sur ton genou fléchi ?

    Ton genou craque quand tu t’accroupis ?

    Ressens-tu une douleur localisée au toucher de l’interligne interne ou externe ?

    As-tu du mal à faire un squat complet sans douleur ou gêne ?

    Ces signes peuvent suggérer une lésion, mais seule une IRM peut poser le diagnostic précis et l’avis d’un professionnel de santé est recommandé.


    Arrêter l’activité et éviter de forcer sur le genou.

    Glacer le genou pour limiter l’inflammation.

    Éviter les mouvements de flexion profonde et rotation.

    Consulter un professionnel de santé pour évaluation et tests cliniques.

    En cas de blocage articulaire ou douleur persistante, IRM recommandée.

    📚 Source : Logerstedt D, Snyder-Mackler L, Ritter RC, Axe MJ. Knee pain and mobility impairments: meniscal and articular cartilage lesions. J Orthop Sports Phys Ther. 2010;40(6):A1–A35.


    Renforcement musculaire ciblé (quadriceps, ischios, fessiers)

    Travail de proprioception pour améliorer la gestion des appuis

    Mobilité de la hanche et de la cheville pour soulager le genou

    Techniques de saut, réception, changement de direction maîtrisées

    Choix de chaussures adaptées au sport et au terrain


    « Les ménisques n’aiment ni la rotation brutale ni l’usure chronique. En musculation ou en terrain, prends le temps de stabiliser chaque appui. Un bon contrôle moteur = un genou en sécurité. »